Réseau

Je vais ici présenter les différentes institutions et les environnements de recherche liés à ce projet. De plus en plus, les jeunes chercheurs se retrouvent liés à plusieurs institutions, dans lesquelles ils participent à des environnements de recherche ou aux enseignements. Naturellement, un certain nombre de transferts vont alors s’opérer entre ces environnements, mais aussi entre la recherche et l’enseignement.

A l’Université catholique de Louvain

A l’Université Catholique de Louvain, un pôle de recherches sur les questions de mémoire s’est peu à peu structuré au cours du temps autour, notamment de Valérie Rosoux (video).

Au CECRI, quatre thèses mêlant études mémorielles et relations internationales ont été récemment financées et défendues. Nadim Farah sur la mémoire dans les sociétés clivées (Belgique / Liban) et Virginie de Moriamé sur l’euro-méditerranée ont réalisé leur cotutelle avec l’Université du Luxembourg. Jana Schild et Aggée Shyaka Mugabe ont exploré les processus de réconciliation dans l’Afrique des Grands Lacs. La coopération universitaire au développement (CUD) et le Groupe d’appui aux politiques de paix (GRAPAX) ont soutenu et financé ces deux thèses de doctorat. Par ailleurs, deux postdoctorats sont venus s’ajouter à cette équipe, celui d’Olha Ostriitchouk sur la mémoire ukrainienne (vidéo, livre), financé par le gouvernement québécois, et le mien.

A l’UCL, la problématique des usages du passé est régulièrement abordée dans un séminaire mensuel du CECRI, mais aussi dans le séminaire général d’ISPOLE. Par ailleurs, ces rencontres sont régulièrement l’occasion d’élargir le cercle des chercheurs à des historiens (tels que Laurence van Ypersele) et psychologues (Olivier Luminet, Olivier Klein, Laurent Licata) avec lesquels Valérie Rosoux vient d’obtenir un financement de la politique scientifique fédérale (Belspo) dans le cadre du BRAIN (Belgian Research Action through Interdisciplinary Networks) consacré au thème ‘Reconnaissance et ressentiment : expériences et mémoires de la Grande Guerre en Belgique’).

A SciencesPo Paris

Docteur de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (SciencesPo) en 2010, j’ai gardé des liens forts avec l’institution. Aujourd’hui, cela se manifeste principalement à travers un séminaire et une série de cours.

Le séminaire « Autour de la Baltique » est co-animé par Una Bergmane (doctorante lettone au Centre d’histoire de SciencesPo) et Egle Rindzeviciute (chercheuse lituanienne au Centre d’Etudes Européennes de SciencesPo). Une fois par mois, il réunit des étudiants en master, en doctorat et des chercheurs plus confirmés autour de cette région de l’Europe encore trop peu explorée par le monde universitaire.

Je participe, sinon, aux enseignements du Master Affaires Européennes de SciencesPo, à travers une série de cours introductifs aux questions européennes et un atelier de techniques de simulations appliquées aux institutions européennes. Ces deux cours sont donnés avec mon complice Adrien Fauve, qui travaille pour le programme FORCCAST de Bruno Latour, au MediaLab de SciencesPo.

La question des usages des simulations dans un contexte de formation fera l’objet de plusieurs articles séparés, dans la mesure où il s’agit d’un sujet en soi. Mais l’un des bras d’EU/Mnesia sera, à terme, de développer un programme de simulation sur les questions de mémoire.

Au Collège d’Europe à Bruges

EU/Mnesia irrigue aussi le cours « La grande Europe et ses voisinages » que j’enseigne au Collège d’Europe, à Bruges, avec Jacques Rupnik. Mon passage comme assistant académique dans cette institution a été l’occasion de pouvoir passer du temps dans ses archives fermées au public pour creuser la question de la création d’une constellation de références proprement européennes dans les noms de promotions et les discours d’ouverture. On peut trouver le résultat de cette recherche publié par Histoire et Politique en 2012.

Il se trouve que l’assistante académique de ce cours en 2012-2013 et 2013-2014, Emmanuelle Hébert, est aussi doctorante à l’Université Catholique de Louvain et à Paris Ouest Nanterre (ISP) où elle travaille sur les commissions d’historiens entre la Pologne et ses voisins.

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